2024 Malgré…

Malgré…

Malgré la folie des humains,
Leur génie pour s’entretuer,
Leurs crimes contre l’humanité,
Et leurs prisons à ciel ouvert,
Malgré leur mépris de la terre,
Malgré leurs pollutions dans l’air
Et la fonte des glaces dans la mer,
Rêvons encore, rêvons toujours
Après la tombée de ce jour
À leurs talents pour inventer,
Réinventer un monde meilleur.
L’an nouveau éclora demain.
Qu’il vous apporte paix et bonheur !

Bonne année 2024

Les broderies rouges

Tu souris. Es-tu inquiète ?
Tu es si belle dans ton caftan
De velours blanc
Brodé de rouge
Sur ton cœur.
Le ciel est bleu transparent,
Zébré d’éclairs par instant.
Des clameurs montent,
Il nous faut aller vite.
J’ai si longtemps rêvé de toi
De ton rire, de ta voix,
De ta bouche, de ta joie.
Ma mère criait au déshonneur
Et de honte,
Ton père t’a couverte.
En vain, nous avons espéré
Les rassembler.
Et puis, pour me retrouver,
Tu as pris la fuite.
Il t’en fallait du courage !

J’ai mis ma jolie kippa.
Tu es si belle dans ton caftan
De velours blanc
Brodé de rouge
Sur ton cœur.
Nous allons nous allier,
Nous allons nous marier.
Le soleil brille avec l’orage.
De youyou, il n’y aura pas,
Ni de flûte, ni de tambours.
N’écoutes pas ces coups sourds.
Il ne faut pas avoir peur.
Cherchons un refuge, un toit,
Une cave, n’importe quoi.
Nous n’aurons pas nos parent,
Il n’y aura pas de violons
Et peu d’amis viendront.
Mais nous aurons des enfants,
Aussi tendres que toi,
Des enfants de paix et d’amour.

Les broderies rouges
De ton caftan
Ont-elles fleuri ?
Était-il de velours blanc
Auparavant ?
Est-ce le tonnerre,
Ou bien la guerre
Qui a tant secoué la terre ?
Mes oreilles bourdonnent.
Pourquoi sommes nous dans ce cratère
Empli de débris ?
Dans mon crâne, un marteau cogne.
Que t’arrive-t-il, ma chérie ?
Ton caftan est gris,
Aussi ton visage,
Tes yeux sont fermés
Et sur ton corps entier
Saignent les broderies rouges.

© Isabelle Forestier

Celle qui était…

Entre les geysers et dunes
D’un cratère de la lune,
Celle qui était mon amie
Chevauche des vapeurs
De soufre et de paradis.
Elle lance des lassos
Sur les anges et crotales
Et les noie dans les fleurs.
Toi qui étais mon amie
Tu t’emparais de mes rêves
En laçant mon cou.
Tu réveillais mes peurs
En tirant sur le licou.
Tout d’abord,
Je n’ai cherché qu’une trêve
Dans un ermitage.
Toi qui étais mon amie
Fallait-il tant de bruit ?
Fallait-il tant de mots ?
Nous en avons trop dit.
Loin, loin, tout la haut,
Je t’abandonne
À ton rodéo.
Ni ange, ni crotale,
Je me suis enfuie
Sur un nuage
Par vent de tramontane.
Laisse-moi libre !
Je veux vivre
Ici, sur la terre.
Tu étais une amie,
J’ai aussi de la peine,
Je ne te souhaite aucun mal.
Danse, chante et dors !
Un jour, tu verras
Le soleil éclairera
La face cachée de ta lune
Et la repeindra d’or.

© Isabelle Forestier

Hommage aux femmes anonymes du RER

Pastel sec, texte et illustration d’Isabelle Forestier. Collection Tebeos. Éditions Tartamudo.

Vidéo de présentation de l’album… Cliquer

Quelques croquis, ébauches et portraits aboutis de l’album sur Instagram… Cliquer

Dans les transports en commun de banlieue, il semble que l’humanité entière s’est donné rendez-vous. Emprunter les trains de région parisienne, c’est parcourir le monde entier. S’assoir dans l’un des wagons, c’est rencontrer des populations dont les origines sociales, culturelles et les centres de préoccupations ne ressemblent pas toujours aux nôtres. Dans ce livre exclusivement consacré aux voyageuses, c’est observer la condition féminine. Au-delà des différences, c’est découvrir ce qui est commun entre toutes : l’amour des enfants, de la famille, de l’amitié, mais aussi de la cuisine, du métier, des arts, de l’aventure, de l’engagement pour une cause… C’est constater que pour la majorité d’entre elles, le soin à l’Autre, cet Autre qui peut avoir tous les âges, tient une place primordiale. À celles que, d’ordinaire, on n’entend ni ne regarde, Isabelle Forestier espère donner voix et présence au travers de ce Beau livre Hommage aux femmes anonymes du RER.

(Pour adolescents et adultes)

 

Their names are Soneeya, Miruna, the music lover …

“In suburban public transport, it seems like all of humanity has come together. To take the Parisian suburban trains is to travel the whole world. To sit in one of the wagons is to meet populations whose social and cultural origins and centers of concern are not always alike. In this book, devoted exclusively to female travelers, it is to observe the condition of women. Beyond the differences, it is to discover what is common between all these anonymous women: the love of children, of family, of friendship, but also of cooking, of professions, of the arts, of adventure, commitment to a cause … It’s a humanist book. To those whom we usually neither hear nor watch, the author, Isabelle Forestier, hopes to give voice and presence through this very beautiful album.  »

ARTICLES DE PRESSE ET EXPOSITIONS :

Un interview de quatre pages du magasine d’actualité BD Casemate… Cliquer

Affiche de l’exposition à la galerie-atelier d’Anne Zamo… Cliquer

Article du journal L’indépendant pour l’exposition à la galerie-atelier d’Anne Zamo à Céret… Cliquer

Chronique de Willem dans Charlie Hebdo… Cliquer

Chronique de La bande du 9, la communauté du 9e art… Cliquer

Affiche de l’exposition à Paris Anim’ Centre Richard Wright… Cliquer

Une radio Basque en parle en langue basque… Cliquer


SUITE DES ALBUMS ADOLESCENTS ET ADULTES : Voir l’album UNE PORTE BLEUE… Cliquer

Bifurquer vers les « Albums Enfants » : Voir l’album « La poupée de bois tendre »… Cliquer